jeudi 9 novembre 2017

Le Beaujolais Nouveau un an après, c’est bon?

Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je précise tout de suite que j’aime bien les vins du Beaujolais en général et le Beaujolais Nouveau en particulier. Celui-ci n’est pas un grand vin, c’est bien sûr, mais je n’ai rien contre la simplicité et j’aime l’esprit de la fête du vin nouveau. Il faut dire que j’ai vécu quelques années à Lyon, ça évoque donc de beaux souvenirs. Si de votre côté vous n’aimez pas, rien de grave, c’est un sujet qui occupe environ 1% de ce blogue et il vous reste donc plein de choses à lire.


Dans les idées reçues sur le Beaujolais Nouveau, il y a la durée de conservation de ce vin primeur. Certains prétendent qu’il faut absolument le boire avant Noël, d’autres avant l’été suivant et sur les sites des producteurs, on vous dit qu’il se conserve un an sans problème.

Comme sur HippoVino on a pour mission d’informer nos lecteurs, on a fait une série de tests pour tout vérifier. On a commencé en février 2015 en débouchant une cuvée de novembre 2014, « Conservation des vins nouveaux : combien de temps? » Ce premier essai ayant démontré que les vins primeurs étaient encore bons en Février, on a donc recommencé l’année suivante en attendant l’été, « Testé pour vous : le Beaujolais Nouveau, 8 mois après !» Second verdict, le vin était encore très bon et même un peu meilleur qu’en novembre.

Cette année, nous avons complété la ronde de tests en débouchant avant-hier un Beaujolais Nouveau Trenel 2016. Précisons que je ne l’avais pas recommandé en novembre dernier, en raison de petits problèmes d’acidité volatile avec la bouteille débouchée à l’époque. Eh bien, après 12 mois de bouteille, c’est nettement mieux et cela donne un beau petit Beaujolais gouleyant, avec un fruité très franc, mais une finale plutôt courte. Je l’ai aussi fait tester à l’aveugle à un cobaye qui m’avait déclaré ne pas aimer le Beaujolais Nouveau (oui, si vous êtes invité à la maison, vous allez boire du bon vin mais vous risquez de participer à des expériences du genre, soyez prévenu). Mon cobaye jure maintenant qu’il aime le Beaujolais Nouveau quand il n’est plus nouveau ! Si vous lui en offrez une bouteille, il va la garder un an avant de la déboucher.

La durée de vie d’au moins un an annoncée par les producteurs est donc juste et le fait qu’on puisse encore en vendre à cette période n’est pas un scandale. Rappelons que le millésime 2016 avait été difficile pour le Beaujolais Nouveau en raison de vendanges trop tardives. Cette année, les vendanges se sont déroulées très tôt après une belle période ensoleillée, le millésime 2017 devrait donc être bien meilleur. Le journaliste David Cobbold a pu faire une dégustation en avant-première et le confirme. Nous, on vous en reparlera la semaine prochaine et je me propose aussi de refaire ce test de vieillissement l’an prochain avec une cuvée 2017.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Nos billets précédents sur le Beaujolais Nouveau :




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