vendredi 26 mai 2017

La campagne des vins généreux de retour à la SAQ !

C’est une bonne cause ! Les Banques Alimentaires du Québec ont besoin de votre générosité et, cette année encore, la SAQ les supporte en faisant un don de 1 $ pour chaque bouteille de vin blanc vendue entre aujourd’hui vendredi 26 mai et dimanche prochain. L’an dernier, cette campagne avait permis de récolter 705 456 $ qui ont été versés aux Banques Alimentaires du Québec, une contribution importante et fort utile. Si vous n’aimez pas le vin blanc, sautez tout de suite à la fin de ce billet pour découvrir comment contribuer.


Si au contraire vous aimez le blanc, nous vous invitons à supporter cette belle cause en faisant le plein ce week-end. Quels vins choisir? Vous pouvez fouiller sur la section « vins blancs » du site HippoVino qui contient plus de 230 fiches ou choisir parmi les quelques recommandations suivantes. Notez que toutes ces bouteilles sont très bien adaptées pour l’apéro ou pour accompagner le homard, dont la saison bat son plein en ce moment.

Comme aujourd’hui c’est le «Languedoc Day » on va commencer avec un très bon vin du Pays d’Oc qui se vend moins de 15 $. Le Domaines Paul Mas Vignes de Nicole Blanc est un assemblage de de chardonnay, sauvignon blanc, viognier et picpoul. Très bien réussi, il vous offre une belle palette d’arômes et de saveurs fruitées avec en plus une texture très agréable en bouche.

Pour à peine plus que 15 $, vous devriez essayer le Savatiano Vieilles Vignes  du Domaine Papagiannakos. Ce blanc grec est fait avec le sépage savatiano, qui est plus souvent utilisé pour les vins résinés (auxquels on ajoute de la résine pour les parfumer). Ici, pas de résine, mais un beau vin blanc sec, élégant et avec plein de belles saveurs délicates et originales. Nous en avions parlé le mois dernier sur HippoVino Hebdo, mais la bonne nouvelle est qu’il est maintenant disponible dans de nombreuses succursales SAQ. Profitez-en, ça ne durera pas !

Pour deux dollars de plus, vous pouvez vous transporter en Afrique du Sud avec le Chenin Blanc Secateurs de la maison Badenhorst Family Wines. Un autre excellent rapport qualité/prix que ce blanc dont le millésime 2016 est particulièrement bien équilibré et très riche en saveurs, bravo Adi Badenhorst !

Dans nos coups de cœur des derniers jours, ce superbe vin blanc de la vallée du Dão au Portugal : Álvaro Castro Branco Reserva. Cette cuvée est produite avec les cépages portugais encruzado et cercial, avec parfois un soupçon de bical. C’est frais, élégant, avec une belle minéralité et une bouche soyeuse aux saveurs de fruits blancs et d’abricot. Vraiment très bon, original et séduisant. Mais attention, il en reste assez peu à la SAQ.

Pour d’autres choix, vous pouvez également consulter notre billet de l’an dernier.

Soyez généreux et à la bonne vôtre !

Alain P.

Pour donner davantage ou pour ceux qui ont acheté d’autres types de vins, vous pouvez faire votre don aux Banques Alimentaires du Québec à la SAQ en passant à la caisse, ou directement en ligne en cliquant ici.



vendredi 19 mai 2017

Alerte vin chouchou : Sancerre Le Manoir, une belle cuvée signée Alphonse Mellot

Certains vins font l’unanimité des critiques ou presque, pour les amateurs c’est une garantie de cuvées de grande qualité. Le Sancerre Le Manoir 2015 a ainsi réussi l’exploit d’être recommandé par Jean Aubry dans le Devoir, Yves Mailloux sur le blogue du Club des Dégustateurs de Grands Vins, Patrick Désy sur le blogue Méchants raisins et Marc André Gagnon sur le site Vin Québec. Nous avons également ajouté au concert de louanges sur HippoVino Hebdo cette semaine. Cliquer sur la fiche HippoVino pour accéder à toutes ces critiques.

Le domaine d’Alphonse Mellot a une très longue histoire. En effet, la famille Mellot cultive la vigne et produit du vin depuis 1513 et à la fin du 17ème siècle, César Mellot était conseiller viticole à la cour du Roi Soleil, rien de moins ! La maison est actuellement dirigée par le 19ème descendant, Alphonse Mellot. Ce domaine de Sancerre est fort réputé et sa cuvée La Moussière est bien connue et toujours appréciée des amateurs et des critiques.

Revenons à notre vin chouchou de cette semaine, le millésime 2015 de la cuvée Alphonse Mellot Sancerre Le Manoir. Les vignes de sauvignon blanc, d’environ 30 ans d’âge, sont cultivées sur une parcelle de 1.6 hectares en conversion vers la biodynamie. Cela donne un superbe Sancerre tout en finesse et en élégance. Attention, on est très loin des sauvignons néo-zélandais ici, aucune trace de saveur herbacée ou encore de pipi de chat. C’est d’ailleurs un vin à servir légèrement aéré et surtout pas trop froid, pour mieux percevoir ses notes florales et fruitées tout en délicatesse. Il est bien sec avec une finale minérale mais son acidité n’a rien de mordant. Il s’est montré très bon avec une assiette de morue accompagnée d’asperges vertes et il ira aussi très bien avec du crabe.

À la bonne vôtre !

Alain P.


Cliquer ici pour voir toutes nos alertes vins chouchous (dont un même millésime est recommandé par 3 critiques ou plus).

mercredi 17 mai 2017

Notre top 5 des vins en rabais à la SAQ en mai 2017

Ce mois-ci la circulaire SAQ « Beau temps pour un bon verre » propose un peu plus de 50 vins en rabais ou en promotion. Nous avons sélectionné pour vous les 5 meilleurs parmi ceux en rabais, tous des rouges, plus un bonus pour fêter l’arrivée des beaux jours. Notez que ces vins sont toujours de bons achats, même à leur prix habituel, mais vous paierez moins cher si vous les achetez avant le 22 mai.


Dans mes vins favoris chaque année, le Saint-Chinian-Roquebrun Les Fiefs d'Aupenac, un assemblage de syrah, grenache et mourvèdre qui fait merveille avec les viandes rouges. Beaucoup de fruit, des notes florales et épicées, un vin de très bonne qualité.


Pour les fans de cabernet-sauvignon, celui de la maison Bonterra est tout à fait indiqué. C’est bio, très bien équilibré, sans aucun des excès souvent associés aux rouges californiens. Parfait avec les grillades.

Les amateurs de vins costauds, charnus et au style moderne apprécieront le Montgras Quatro du Chili, un assemblage de de 4 cépages, cabernet sauvignon, syrah, carmenère et malbec. Des saveurs de fruit mûr, avec des notes d’épices, des tanins bien enrobés et un peu de boisé pour un rouge qui accompagne bien les côtelettes d’agneau.

Les Côtes du Roussillon sont une belle région viticole trop souvent négligée. Le Côtes du Roussillon Tautavel de la maison Gérard Bertrand est un rapport qualité/prix remarquable. Cépages grenache, carignan et syrah. Je l’ai déjà décrit comme un beau vin moderne avec du punch, beaucoup de fruit et qui réussit à rester équilibré malgré son 15% d’alcool. Essayez-le avec une assiette de côtes levées ou avec toutes sortes de grillades.

À petit prix mais avec beaucoup de fruit bien mûr, presque confituré et une touche de boisé, on trouve la cuvée Catedral, un vin rouge du Portugal de l'appellation Dão. On le sert rafraîchi pour l’apéro ou avec des viandes blanches grillées accompagnées d’une sauce barbecue.

Pour finir, la Cuvée de L'Écusson Brut de la maison Bernard Massard, de belles bulles à petit prix qui nous viennent du Luxembourg. Un beau mousseux sans prétention à seulement 18$ avec le rabais, parfait pour remplacer votre vin blanc d’apéro. On peut le servir tout simplement avec des chips  ou avec vos bouchées favorites.


Profitez de votre terrasse, tchin-tchin et à la bonne vôtre !

Alain P.

Nos fiches HippoVino avec les informations générales et les liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et site SAQ :

Les Fiefs d'Aupenac (Hipponote 3* $$ SAQ : 20.50 $ en rabais à 19.05 $)
Cabernet-Sauvignon Bonterra (Hipponote 3* $$ SAQ : 18.55 $ en rabais à 17.05 $)
MontGras Quatro (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 17.15 $ en rabais à 15.85 $)
Gérard Bertrand Grand Terroir Tautavel (Hipponote 3* $$ SAQ : 17.05 $ en rabais à 15.75 $)
Catedral Dão (Hipponote 2.5* $ SAQ : 12.45 $ en rabais à 11.45 $)
Bernard-Massard Cuvée de L'Écusson Brut (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 19.25 $ en rabais à 18.05 $)

mercredi 10 mai 2017

Fat bastard, une étiquette de vin provocante mais sympathique

En voyant l’étiquette, j’ai tout de suite voulu acheter la bouteille ! L’hippopotame est exactement dans le ton du blogue HippoVino. J’espérais bien que le contenu me permettrait de le recommander, mais je me disais que ça pourrait toujours faire une bonne histoire.

Par contre, j’imaginais avoir affaire à un vin australien, quoique le mot syrah, plutôt que shiraz, aurait dû me faire réfléchir. C’est en sortant la bouteille pour la goûter, que j’ai lu la contre-étiquette et remarqué que c’était un vin français du Languedoc, un IGP Pays d‘Oc pour être plus précis.

Dans le verre, le Fat bastard Syrah 2015 est agréable avec beaucoup de fruits rouges et des notes d’épices, c’est peu acide, moyennement corsé et très souple. Il est préférable de l’aérer un peu avant le service. Servi frais il passe très bien à l’apéro et est pas mal polyvalent à table. Bref, pour 13 $ c’est un vin de cépage bien fait qui vous en donne pour votre argent et est meilleur que les rouges d’épicerie.

Quand on essaie d’en savoir plus sur le producteur, c’est un peu plus compliqué. La marque Fat Bastard a été créée spécifiquement pour les marchés anglais et américains, avec toute une gamme de vins de cépages. Le site web est celui du distributeur américain. On peut y trouver les fiches techniques et une histoire purement anecdotique. En fouillant, la marque appartient à une société de négoce de Gigondas, la société Grands vins Gabriel Meffre, qui produit ces cuvées via sa filiale du Languedoc. Ces vins sont produits depuis 1995. Après un démarrage progressif, ils ont connu le succès aux États-Unis et sont vendus dans l’Ouest canadien depuis plusieurs années. Ce sont de nouveaux vins à la SAQ, est-ce que leur nom anglais causera ici le même genre de problème que pour la marque Arrogant Frog? L’avenir nous le dira mais c’est sûr que traduire la marque en « Gros bâtard » aurait peu de chance de succès.

À la bonne vôtre !

Alain P.

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vendredi 5 mai 2017

Boire grand, pour se gâter de temps en temps

Tout comme il existe tout plein de vins différents, il y a aussi plusieurs façons d’aimer le vin. Apprécier les grands vins en est une et pour les passionnés elle prend souvent une grande place. Chez HippoVino, nous nous efforçons de présenter nombre de cuvées abordables, autant en termes de prix que de style. Il y a toujours au moins une bouteille à moins de 17$ dans nos vins de la semaine sur HippoVino Hebdo en général une autre à moins de 20$ et jamais plus qu’un choix dans les profils de goût particuliers, qui ne rejoignent pas un large public. Mais en même temps, il serait ridicule de bouder les grands vins, nous aimons en boire et donc les partager. En voici trois goûtés dernièrement, tous du même millésime, dont j’espérais encore une bonne fraîcheur.

Commençons par le plus modeste, un rouge du Languedoc de l’appellation Faugères, la cuvéeTranshumance du Domaine Cottebrune du vigneron Pierre Gaillard. Je viens d’ouvrir un 2008 qui était depuis 5 ans dans mon cellier, payé environ 22 $ à l’époque. Je le trouvais tout d’un bloc à l’origine, mais sa bonne acidité et ses solides tanins m’avaient convaincu d’en faire une cuvée de garde. Surprise, il est encore puissant et très solide, il a nécessité une bonne aération et aurait certainement pu tenir 5 ans de plus ! Les fruits noirs sont toujours là avec des notes de tabac et de fumée et la finale est longue et agréable. Accord parfait avec un navarin d’agneau.

Continuons avec un Château Montus 2008, le fameux Madiran du non moins fameux Alain Brumont. Celui-ci élabore deux cuvées encore plus haut de gamme, le Montus Prestige et la Tyre, mais le Château Montus est déjà un authentique grand vin et j'y ai un attachement particulier car mon père l'aimait beaucoup. C’est aussi un vin de longue garde, à son meilleur entre 10 et 20 ans d’âge, pas mal du tout pour une bouteille à moins de 30 $ ! Il faut aimer les vins puissants et le style moderne, aux fruits très mûrs et avec un côté soyeux en bouche. Après 9  ans le boisé s’est bien intégré et on a une bouche très riche avec des saveurs de cerise noire, de graphite, de réglisse, de fumée et d’épices. C’est très long et cela accompagne bien un confit de canard.

En Italie, l’appellation Brunello di Montalcino commande des prix plus élevés, peu de choix à moins de 50$, hélas. Le cépage sangiovese y donne des vins tanniques qui passent une longue période en fûts de chêne et demandent quelques années de bouteille pour s’assouplir et révéler leur finesse. Le Brunello-di-Montalcino 2008 de la maison Castello Banfi était un fort beau  vin, avec beaucoup d’élégance, des tanins très fins et bien enrobés, mais qui pourront encore supporter plusieurs années de cave. Très bon avec un rôti de bœuf.

Vous pouvez vous procurer ces vins dans des millésimes plus récents à la SAQ. Il est certes possible de les boire dans les jours qui suivent votre achat, à condition de les aérer soigneusement avant le service, mais je vous recommande de les garder en cave au moins 4 ou 5 ans pour en profiter encore davantage.

À la bonne vôtre !

Alain P.


Nos fiches HippoVino avec les informations générales et les liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et site SAQ :

Château Montus Madiran (Hipponote 3.5* $$$ SAQ : 28.85$)

Castello Banfi Brunello-di-Montalcino (Hipponote 3.5* $$$$$ SAQ : 54.75$)

jeudi 27 avril 2017

La bouteille de vin la plus chère à la SAQ, très grosse bouteille, très grand vin !

Êtes-vous prêt à débourser 19 000 $ pour une bouteille de vin? La SAQ pense que certains d’entre vous le sont, car elle a deux en inventaire. Ce sont de très grosses bouteilles (6 litres, le format Impériale, équivalent à 8 bouteilles ordinaires de 750 ml) de Château Cheval Blanc 2010 Premier Grand Cru Classé A de St-Émilion.

Photo Flickr par Dale Cruse
Licence Creative Commons 2.0
Plusieurs se posent des questions sur les vins aussi hors-normes, voici quelques réponses.

Pourquoi ce vin est-il aussi cher?

Évidemment ce n’est pas seulement parce qu’il est bon, mais plutôt parce qu’il est rare et qu’il alimente la spéculation. Le Château Cheval Blanc est en partant un grand cru très réputé et très recherché par les collectionneurs de grands vins. L’étiquette seule se vend plus de 70 $ sur eBay !

En plus le millésime 2010 a une réputation extraordinaire, car les critiques l’ont jugé particulièrement bon (Robert Parker l’a noté 100/100) et plusieurs le comparent au mythique 1947. Lisez sa fiche technique si vous souhaitez comprendre pourquoi. Ceci a provoqué une très forte demande et fait flamber les prix. Une bouteille de 750 ml se vend actuellement entre 1200 $ et 2000 $ aux enchères (hors taxes), ce qui justifie bien son prix de 1 990 $ à la SAQ.

Mais il s’est produit seulement 173 bouteilles au format Impériale de 6 litres (contre 67 520 au format classique de 750 ml). De plus, une Impériale de Cheval Blanc 1947 s’est vendue aux enchères au prix record de 304 375 $(US) en 2010 ! Il n’est donc pas difficile d’imaginer le niveau de spéculation sur une bouteille qui pourrait y être comparable un jour…

Celui qui va acheter une de ces bouteilles va-t-il la boire?

Vu ce qui est expliqué plus haut, c’est très peu probable. Pour goûter au même vin aujourd’hui, on peut payer moins de 2000 $. C’est un objet de collection plus qu’un vin.

Le Château Cheval Blanc 2010 est-il si bon que ça?

Je n’ai pas les moyens d’en acheter et n’ai jamais eu l’occasion d’y goûter, mais les experts qui l’ont fait ont été unanimes, il est exceptionnel. C’est un type de vin puissant, racé et très long qui devrait plaire à beaucoup de monde. Par contre la différence avec d’autres grands vins ne sera pas forcément évidente pour des dégustateurs peu habitués à ce type de cuvées. En plus, il est beaucoup trop jeune pour être à son meilleur aujourd’hui.

Si je l’achète, je vais pouvoir revendre ma bouteille 300 000 $ un jour?

Sûrement pas demain matin, un jour peut-être. Personnellement, cela me paraît peu probable étant donné qu’il s’en est produit plus de 150 et que tout le monde est conscient de la valeur de ces bouteilles. Ce ne sera donc pas une bouteille quasi unique au monde de sitôt.

Si je gagne à la loterie, je devrais en acheter une pour fêter ça?

Encore une fois, le 2010 est trop jeune pour être bu maintenant. Vous pouvez acheter de très bonnes bouteilles prêtes à boire pour beaucoup moins cher, comme par exemple celle-ci, celle-là ou encore cette autre.

Le prix de 19 000 $ de la SAQ est-il normal ou excessif?

Je n’ai pas trouvé d’autres Imperiales 2010 à vendre sur le Web. Par contre le site français Millesima offre différents millésimes de ce format entre 5 098 euros (2015) et 15 920 euros (2009). Comme le 2010 est encore plus réputé que le 2009, 19 000 $ ne semble pas excessif par rapport au marché.

À la bonne vôtre !

Alain P.


Pour connaître les noms des différents formats de bouteilles de vin de Bordeaux, consultez HippoVinoPedia !

lundi 24 avril 2017

Les vins dans les produits bios les plus vendus en France

Il s’est vendu pour 670 millions d’euros (978 M$ CDN) de vins certifiés bio en France en 2015 (1). La seule catégorie de produits alimentaires bios qui a fait un peu mieux est l’épicerie sucrée (sucre, biscuits, chocolat, farine, thé…) avec 678 millions d’euros.


On trouve ensuite l’épicerie salée (pâtes, riz, céréales…) avec 581 M€, les viandes (bœuf, volaille, porc, agneau) à 502 M€, les légumes à 490 M€, les fruits à 485 M€ et les produits laitiers à 405 M€.

Le vin bio représenterait 9.6% du chiffre d’affaire total de 7 milliards d’euros du bio en France. Selon l’Agence Bio (2), les vins bios représentent 7.5 % des ventes françaises de vin alors que la superficie du vignoble atteint 9% (3). Ce décalage semble indiquer que les vins bios se vendent moins cher, mais il n’en est rien, ils sont au contraire plus chers que les autres, mais une partie du vignoble est encore en conversion et ne peut donc produire des vins certifiés bio.

Au vu de ces chiffres, on se pose évidemment la question de la situation au Québec. Malheureusement, il est plus difficile de trouver les chiffres d’ici. Le Bottin Statistique 2015 du MAPAQ (4) indique des ventes totales de 399.1 millions de dollars de produits biologiques (excluant les boissons alcoolisées). Par contre, pour les vins nous n’avons pas trouvé de données de ventes de produits bios à la SAQ. Nous avons donc réalisé une évaluation approximative à partir de l’offre qui donne environ 70 millions de dollars pour 2015 (voir nos calculs en annexe). Les ventes de vin bio au Québec représenteraient alors environ 15% des ventes alimentaires bio,donc plus que le 10% de la France. Il faut dire que le vin coûte nettement plus cher ici...

À la bonne vôtre !

Alain P.

Calculs pour le Québec : la SAQ a vendu environ 1.97 milliards de dollars de vins en succursales en 2015-2016 (5). L’offre actuelle de vin bio est autour de 5.2% (6). Si les ventes sont proportionnelles à l’offre, cela représente environ 103 M$. La SAQ a annoncé une augmentation de 30% des ventes de vin bio durant la dernière année (7), les ventes de 2015 se situeraient donc autour de 70 M$. Le total des ventes alimentaires bio serait alors de 470 M$ en 2015, dont 15% de vin.

Sources :

(3) Le vin bio autour du monde (La Presse)
(5) SAQ Rapport annuel 2016 (pdf) (SAQ)
(6) Les vins bios en croissance (HippoVino Hebdo)