mercredi 21 octobre 2020

Les 10 meilleurs vins en rabais à la SAQ en octobre

Pour bien boire et économiser un peu, voici notre sélection des meilleures bouteilles en rabais à la SAQ jusqu’au 1er novembre 2020. Afin d’en savoir plus sur chacun des vins pour finaliser vos choix, cliquez sur son nom pour accéder à sa fiche HippoVino qui présente les informations détaillées et les liens vers les critiques et la disponibilité à la SAQ.

On commence avec des bonnes bulles de Catalogne

Villa Conchi Cava Brut Selección (Hipponote 3* $$ SAQ : 15.95$ en rabais à 14.95$ jusqu’au 1er novembre 2020). Du bon cava à prix d’ami.

On passe aux blancs

Les Jamelles Sauvignon Blanc (Hipponote 2.5* $ SAQ : 13.00$ en rabais à 12.00$ jusqu’au 1er novembre 2020). Vin bien sec, mais prix très doux.

Ken Forrester Petit Chenin Blanc (Hipponote 2.5* $ SAQ : 14.00$ en rabais à 13.00$ jusqu’au 1er novembre 2020). Du chenin blanc d’Afrique du Sud très réussi.

Versant Blanc Coteau Rougemont (Hipponote 2.5* $ SAQ : 14.95$ en rabais à 13.95$ jusqu’au 1er novembre 2020). Un vin du Québec pour boire local.

Willm Réserve Riesling (Hipponote 3* $$ SAQ : 18.05$ en rabais à 17.05$ jusqu’au 1er novembre 2020). Un riesling sec en provenance d’Alsace.

Et on finit avec les rouges

Comoloco Organico Monastrell (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 16.20$ en rabais à 15.20$ jusqu’au 1er novembre 2020). Un rouge bio espagnol bien fruité.

Chapoutier Belleruche Côtes-du-Rhône (Hipponote 3* $$ SAQ : 16.45$ en rabais à 15.45$ jusqu’au 1er novembre 2020). Un rouge du Rhône très polyvalent à table.

Yalumba Shiraz Organic (Hipponote 3* $$ SAQ : 17.00$ en rabais à 16.00$ jusqu’au 1er novembre 2020). Une syrah bio d’Australie tout à fait recommandable.

Cabernet-Sauvignon Bonterra (Hipponote 3* $$ SAQ : 19.50$ en rabais à 18.00$ jusqu’au 1er novembre 2020). Du bon cabernet californien bio.

Farnito Carpineto Cabernet-Sauvignon (Hipponote 3.5* $$$ SAQ : 29.85$ en rabais à 27.85$ jusqu’au 1er novembre 2020). Un solide cabernet de Toscane.

Pour voir tous les vins en rabais en ce moment qui ont une fiche sur le site HippoVino, cliquer ici pour chercher le hashtag #RabaisSAQ sur hippovino.com.

Bon magasinage et n’oubliez pas de vérifier les exceptions et les conditions de ventes de ces rabais, en consultant les petits caractères à la fin de la circulaire SAQ.

À la bonne vôtre !

Alain P.

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samedi 17 octobre 2020

Chablis rime avec gastronomie

Grands vins et gastronomie vont de pair, c’est bien connu. D’ailleurs les cartes des vins des restaurants étoilés sont toujours impressionnantes. Et sur plusieurs de ces cartes on trouve évidemment de nombreux vins de Bourgogne, dont des Chablis. C’était le cas lors d’un récent souper au Manoir Hovey, où le sommelier m’a conseillé le Chablis 2017 du Domaine Billaud-Simon. Si la rime de mon titre est un peu pauvre, littéralement parlant, celle entre la cuisine du chef Alexandre Vachon et cet excellent Chablis était vraiment riche.

Je ne connaissais pas le domaine, qui est représenté au Québec par l’agence Maître de Chai. Il a pourtant une très bonne réputation, selon les informations que j’ai pu glaner par la suite. C’est un vieux domaine, puisqu’il date de 1815, et il possède des vignobles sur plusieurs Grands Crus et Premiers Crus de cette prestigieuse région. Autant ceux-ci que son Chablis générique, dont je vous parle aujourd’hui, ont fait l’objet de critiques élogieuses dans des publications qui ne sont malheureusement pas disponibles en ligne sans abonnement, ce qui explique que sa fiche HippoVino ne contienne aucun lien.

Le Domaine Billaud-Simon Chablis 2017 s’est montré bien typique de son appellation, avec la fraîcheur, les délicates saveurs fruitées et la finale minérale à laquelle on s’attend. Il s’est distingué  par de belles notes de noisette et une fine touche qui me semblait provenir de son élevage. L’accord était très bon avec l’entrée d’œuf de cane aux truffes ainsi qu’avec le plat de thon à l’aubergine. Le mariage avec la sauce de ce dernier plat était particulièrement réussi. Merci à Romain, notre sommelier de ce soir-là, pour les conseils et le service impeccable. La température de service était absolument parfaite. Je dois d’ailleurs dire que c’est l’ensemble de l’expérience et du service lors du souper et du séjour au Manoir Hovey qui ont été superbes à tout point de vue.  

Notez que c’est le Domaine Billaud-Simon Chablis 2018 (Hipponote 3* $$$$ SAQ : 33.25$) qui est disponible à la SAQ en ce moment. Je ne l’ai pas encore goûté, mais 2018 étant un très bon millésime pour les vins de Chablis, vous ne courrez pas un gros risque en vous en procurant un avant qu’il n’en reste plus.

Précisons que je n’ai aucun lien d’aucune sorte avec le Manoir Hovey et que j’ai payé mes séjour et repas comme tout le monde, au tarif du site Web. Même chose pour le Chablis Billaud-Simon. Ceci est un témoignage de client satisfait et non une publicité ou un billet commandité.

Alain P.

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jeudi 15 octobre 2020

Un rouge pour dépayser les papilles

Envie de sortir des vignes battues? Voici un rouge tout à fait original qui vous emmènera très loin du merlot et du cabernet. Si vous avez les papilles frileuses, n’aimez pas les vins clairement acides ou aux saveurs un peu funky, ou encore si vous ne jurez que par les cuvées puissantes, bien boisées et bourrées de fruits très mûrs, abstenez-vous pour cette fois. Par contre, quand vous pourrez à nouveau recevoir des amis sommeliers, déboucher cette bouteille leur prouvera que vous avec êtes rendu très loin de l’étape Apothic Red.

Faisons un grand bond pour atterrir en plein océan Atlantique, dans les Îles Canaries, pour y déguster le Tajinaste Tinto Tradicional 2018 (Hipponote 3* $$$ SAQ : 24.30$). C’est un rouge produit avec le cépage listán negro (qui est peut-être un frère ou un cousin du país espagnol) dans la vallée de La Orotava, sur un terroir volcanique. Une cuvée qui fait preuve d’une bonne acidité et d’un côté animal et rustique marqué, les saveurs de fruit étant complétées par des notes épicées et fumées. Il est meilleur à table, notamment lorsque servi avec des viandes grillées bien épicées.

Notez que ce vin a besoin d’une bonne aération avant le service, pour éliminer tout arôme de réduction, et qu’il est à son meilleur légèrement rafraîchi. Je n’ai aucune idée de son potentiel de garde, je le classe dans ma zone « à boire jeunes » mais il faudrait vérifier avec le producteur ou l’agence pour une opinion éclairée.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Cliquez sur le nom du vin pour accéder à sa fiche HippoVino avec les informations détaillées et les liens vers critiques, producteurs, agence et disponibilité à la SAQ.

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mardi 6 octobre 2020

Alerte vins chouchous : Viña Real Crianza, Montagnette Signargues, Carignan Les Centenaires

On vous annonce trois nouveaux vins rouges qui atteignent le statut de vin chouchou en ce début d’octobre. Rappelons la signification du terme vin chouchou : pour être reconnu comme tel, un vin doit avoir été recommandé par au moins trois de nos critiques favoris pour le millésime actuellement disponible à la SAQ. Autant de reconnaissance est un gage de qualité, une telle bouteille ne correspond pas seulement aux goûts particuliers d’une personne, mais ce sont plusieurs spécialistes qui l’ont apprécié. Alors, sans attendre davantage passons à nos trois lauréats.

Le Viña Real Crianza Rioja 2016 (Hipponote 3* $$ SAQ : 15.95$) est un vin rouge espagnol de la Rioja produit au domaine Viña Real, appartenant à la prestigieuse maison CVNE (Compañía Vinícola del Norte de España). Il vient de la région de Rioja Alavesa et est produit avec les cépages tempranillo, garnacha, graciano et mazuelo. L’élevage est fait en fûts de chêne américain durant une période de 13 à 14 mois. Il a été recommandé par Bill Zacharkiw (The Gazette), Yves Mailloux (Blogue ClubDGV) ainsi que par les dégustateurs du blogue Méchants Raisins (Journal de Montréal). On vous en avait aussi parlé sur HippoVino Hebdo du 20 novembre dernier comme un très beau rouge gourmand vendu à prix d’ami, fruité et épicé, bien équilibré, avec quelques notes boisées et des tanins bien enrobés. Un rouge très polyvalent à table.

La Montagnette Signargues 2019 (Hipponote 3* $$ SAQ : 17.35$) est un vin rouge de la vallée du Rhône produit par la cave coopérative des Vignerons d'Estézargues. L’appellation est Côtes du Rhône Villages Signargues, où le nom Signargues désigne le village où sont situées les vignes. Les cépages sont grenache, syrah, carignan et mourvèdre et l’élevage est réalisé en fûts de chêne pendant 6 mois. Il a été recommandé par Véronique Rivest (La Presse), Jean Aubry (Le Devoir) et Patrick Désy (Blogue Méchants Raisins - Journal de Montréal). Assez puissant et alcoolisé mais néanmoins très bien équilibré, c’est un rouge gourmand et charmeur aux belles saveurs de fruits noirs avec de belles notes de garrigue et d’épices. Un très bon compagnon pour les grillades de l’automne et les plats mijotés réconfortants.

Le Domaine Ferrer-Ribière Carignan Les Centenaires 2016 (Hipponote 3* $$$ SAQ : 22.95$) est un cas particulier puisque ce même millésime était déjà un vin chouchou l’an dernier, en octobre 2019. La SAQ vient d’en recevoir un nouvel arrivage et il a encore gagné deux nouvelles recommandations, pour un grand total de sept, un super chouchou ! Un rouge avec beaucoup de caractère, de l’intensité, une étonnante richesse de saveurs disions-nous l’an dernier. Les nouvelles recommandations sont de Véronique Rivest (La Presse) et Marc André Gagnon (Blogue Vin Québec).

À la bonne vôtre !

Alain P.

Cliquer sur le nom de chaque vin pour voir sa fiche HippoVino avec informations détaillées et liens vers critiques, producteur, fiche technique, agence et site de la SAQ.

Vin chouchou précédent : La Colombière Les Frontons Flingueurs 2019

Cliquer ici pour voir toutes nos alertes vins chouchous (dont le millésime actuellement disponible était recommandé par 3 critiques ou plus).

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lundi 28 septembre 2020

Les cinq meilleures bouteilles en rabais à la SAQ

[Mise à jour 5-10-2020] Ces rabais sont maintenant terminés.

Notez que les vins de ce billet sont néanmoins de bons achats à leur prix courant. En plus, certains sont disponibles dans les SAQ Dépôt où vous pouvez bénéficier de rabais jusqu'à 15% en tout temps. Cliquer sur le nom du vin pour accéder aux détails de sa fiche puis voir l'onglet disponibilité pour savoir où le trouver.

Ce mois-ci la circulaire SAQ offre assez peu de choix, au total (55 produits) dont seulement 24 vins. On y a trouvé 5 bouteilles qu’on vous recommande même à leur prix courant, ce sont donc de vraies bonnes affaires.

Comme ces rabais se terminent le dimanche 4 octobre 2020, il ne vous reste plus beaucoup de temps. Pour connaître tous les détails de chacun de ces vins, cliquez sur son nom pour lire sa fiche HippoVino où vous trouverez les informations générales ainsi que les liens vers critiques, producteur, fiche technique et disponibilité à la SAQ.

Voici la liste en ordre de prix, en commençant par le moins cher.

Crémant de Pomme du Minot (Hipponote 3* $ SAQ : 12.95$ en rabais à 11.95$ jusqu’au 4 octobre 2020). Oui, le premier n’est pas du vin mais un cidre  mousseux avec peu d’alcool mais un bon goût de pommes Macintosh.

M. Chapoutier Les Vignes de Bila-Haut (Hipponote 3* $$ SAQ : 15.90$ en rabais à 14.90$ jusqu’au 4 octobre 2020). Un rouge du Roussillon qui a du punch et vendu à prix d’ami.

L'Oeuvre de Perraud Mâcon Villages Chardonnay (Hipponote 3* $$ SAQ : 19.70$ en rabais à 18.70$ jusqu’au 4 octobre 2020). Un des meilleurs chardonnays de Bourgogne à moins de 20$, rien de moins.

Sebastiani Cabernet-Sauvignon Californie (Hipponote 3* $$ SAQ : 20.00$ en rabais à 19.00$ jusqu’au 4 octobre 2020). Un cabernet californien de Sonoma, typique de sa région et bien fait.

Brolio Chianti-Classico (Hipponote 3* $$$ SAQ : 23.55$ en rabais à 22.55$ jusqu’au 4 octobre 2020). Un grand classique du Chianti-Classico.

Quelques autre vins en rabais ont une fiche sur le site HippoVino, cliquez ici pour voir la liste complète. Pour connaître les exceptions et les conditions de ventes de ces rabais SAQ, lisez les petits caractères à la fin de la circulaire.

À la bonne vôtre !

Alain P.

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mercredi 23 septembre 2020

Vins rouges d’automne

Les feuilles d’érable évoluent vers le rouge en ce moment et plusieurs amateurs se tournent également vers les vins de cette couleur pour accompagner les plats réconfortants de cette belle saison. Voici trois cuvées que nous avons beaucoup appréciées dernièrement, ainsi que trois autres bouteilles équivalentes si les autres ne sont pas disponibles dans votre région.

Le Borie de Maurel Esprit d'Automne Minervois 2018 (Hipponote 3* $$ SAQ : 17.90$) n’hésite pas à annoncer sa saison de prédilection dans son nom. À l’ouverture, c’est un rouge bio plutôt discret et en dégustation il doit être assez facile de ne pas s’y intéresser. Mais après un peu d’aération, il s’est montré un beau compagnon de table, avec de la fraîcheur, un joli fruité, des notes de poivre et de garrigue, et aussi le côté rebelle et un poil rustique associé au carignan. Un rouge polyvalent qui a bien paru avec la pizza mais aussi avec les brochettes. Comme il en reste peu, vous pouvez vous tourner vers le Château Coupe Roses Les Plots2018 (Hipponote 3* $$$ SAQ : 20.80$), un autre rouge bio de la même appellation, plus facile à trouver, un poil plus cher mais avec un côté plus punché qui justifie bien la différence.

Dans le Languedoc, j’aime beaucoup l’appellation La Clape, dont le terroir est situé sur une colline en bordure de la Méditerranée. J’ai donc décidé d’essayer le Château la Négly La Côte 2017 (Hipponote 3* $$$ SAQ : 21.05$), même si je n’avais rien lu à son sujet. Il est dominé par le carignan, assemblé avec syrah et grenache pour donner un rouge solide et généreux, au caractère très méditerranéen. Génial avec les grillades accompagnées d’herbes de Provence. Lui aussi se fait très rare dans les magasins de la SAQ, on a dû en commander trop peu. Heureusement, dans la même appellation La Clape, vous pouvez plus facilement trouver le Château Rouquette Sur Mer Cuvée Amarante 2016 (Hipponote 3* $$ SAQ : 19.95$) qui figurait déjà dans nos vins chouchous l’andernier.

Finissons cette tournée en Argentine, avec le Finca Agostino Syrah-Malbec Mendoza 2016 (Hipponote 3* $$ SAQ : 20.00$). Cet assemblage dominé par la syrah, bien soutenue par le malbec, est un compagnon de choix pour les viandes rouges, autant pour les mijotés que pour les rôtis ou les grillades. C’est généreux, joyeusement fruité, avec de belles saveurs de poivre et d’épices plus des notes boisées bien intégrées. Il est encore disponible dans près de 30 magasins, mais le pays des gauchos offre d’autres beaux choix dont l’Alma Negra M Blend 2017 (Hipponote 3* $$ SAQ : 19.95$), qui contient plus de malbec mais dont le profil aromatique est parfaitement compatible en termes d’accords mets et vins.

Bon automne et à la bonne vôtre !

Alain P.

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mardi 15 septembre 2020

Vins, alerte aux fausses nouvelles toxiques !

Un organisme militant anti-pesticides français vient de faire les nouvelles en tentant de discréditer la certification Haute Valeur Environnementale (HVE). Celle-ci porte sur quatre domaines : stratégie phytosanitaire, préservation de la biodiversité, gestion des engrais et gestion de l'eau. Plus de 5000 exploitations agricoles sont aujourd’hui certifiées HVE. Un grand nombre de vignobles bordelais, une région très critiquée par les environnementalistes, ont adapté leurs pratiques pour atteindre une telle certification. Les militants environnementalistes, qui ne jurent que par le bio et les petits domaines, sont férocement contre cette démarche, qui permet aux plus grands domaines en culture raisonnée (qui utilisent la plus petite quantité de pesticides possibles) de démontrer leur efforts. Précisons que la certification HVE correspond à une charte précise, reconnue par un organisme scientifique (l’Institut Français de la Vigne et du Vin - IFV) et fait l’objet de contrôles par des organismes de tierce partie reconnus (AFNOR, Bureau Veritas, Ecocert…). Pour comprendre par vous-même ce que veut dire HVE, téléchargez le guide de sensibilisation HVE de l’IFV.

De leur côté, les soit disant environnementalistes sont prêts à encenser tout domaine qui se prétend bio, même s’il n’est pas certifié, surtout si son propriétaire a une grosse moustache. Une position que je ne partage pas, vous l’aurez certainement compris. Le label HVE a le mérite d’exiger une certification et de couvrir plus que l’usage des produits phytosanitaires, notamment la biodiversité et la gestion de l’eau, deux points critiques dans une démarche environnementale. Un domaine certifié bio, c’est très bien, mais s’il est aussi certifié HVE, c'est encore mieux.

Revenons à l’alerte dont il est question aujourd’hui. La publication présente les résultats d’analyse de résidus de pesticides dans 22 vins, surtout de Bordeaux, dont certains sont certifiés HVE. Bien évidemment, des traces de plusieurs pesticides ont été découvertes (la précision des appareils de mesure actuels permet de déceler des traces infimes) et la publication hurle au scandale en se basant sur les dangers potentiels de chaque produit, mais en oubliant de préciser que les quantités mesurées par le laboratoire sont très en dessous des valeurs de limites maximales de résidus de pesticides pour les raisins de cuve. La norme porte sur les raisins et non sur les vins, mais comme 1 kg de raisin (la base de la norme), permet de produire à peu près une bouteille de vin de 750 ml, une simple règle de trois permet de faire une correspondance. Par contre, on remarque que le document de l’association anti-pesticides dissimule cette valeur limite, qu’on peut cependant trouver dans les rapports de laboratoire.

Pourquoi je parle de fausse nouvelle? Prenons par exemple la fiche d’un Cru Bourgeois du Haut-Médoc certifié HVE que j’ai recommandé à plusieurs reprises, un très bon vin. On y a trouvé 6 résidus de produits pour lutter contre le mildiou, le botrytis et l’oïdium, trois maladies de la vigne très actives dans le bordelais. Selon le rapport de laboratoire, dans 4 cas les quantités mesurées  sont inférieures à 0,001 mg/l alors que les limites maximales (ramenées à 1 litre pour une comparaison juste) sont de 8 mg, 20 mg, 2 mg, 6.7 mg, autrement dit on est à respectivement 8000 fois moins, 20000 fois moins, 2000 fois moins et 6700 fois moins que les limites permises. Pour les 2 autres produits, on est à 0.014 mg/l pour une limite de 5.3 mg et 0.0015 mg/l pour une limite de 2 mg, ce qui revient à 378 fois moins et 1300 fois moins que les limites permises. Rappelons que les limites permises contiennent déjà une forte marge de sécurité, la toxicité ne commence pas juste à la limite, mais très au-dessus.  Les valeurs indiquées plus haut sont tellement inférieures aux limites qu’il est profondément ridicule (ou carrément malhonnête) d’y voir un problème. 

Faisons une petite comparaison. On sait tous qu’un médicament même banal a une limite recommandée, 8 comprimés par jour par exemple lit-on sur la boîte d'un produit très courant. Eh bien ce qu’on voit ici ce sont des gens qui prétendent voir des risques à 1 millième de comprimé ! Quand je dis profondément ridicule.

En réalité, ce que ces mesures prouvent, c’est la force de la certification HVE. En effet, les mesures scientifiques de ce laboratoire démontrent que les vignobles certifiés HVE utilisent tellement peu de pesticides que les résidus sont en quantités infinitésimales.

Il est fort probable que la plupart des fruits que vous avez consommés cet été contiennent beaucoup plus de résidus de pesticides que ce dont cette association s’offusque, même s’ils sont là aussi dans les limites légales. Vu autrement, l’air que vous respirez en circulant dans une grande ville contient sûrement plus de produits toxiques que votre verre de vin.

Alors, buvez en paix, mais n’oubliez pas qu’il y a de l’alcool dans le vin et on parle de 12% à 15%, pas de millièmes de milligrammes, donc respectez les consignes de modération !

À la bonne vôtre !

Alain P.

[Mise à jour 20-09-2020] Plusieurs documents ont été publiés après notre billet. Le plus important est un communiqué de presse du laboratoire Dubernet, qui a effectué les tests pour la soit disant alerte mentionnée plus haut. Le laboratoire conteste la communication de l’association écologiste et précise bien que les vins analysés sont très en dessous des limites acceptables pour les résidus. Il remarque aussi que plusieurs des millésimes des vins concernés sont antérieurs à la date de certification HVE et qu’il est donc absurde de faire un lien entre ces mesures et la certification en question. Ce communiqué mentionne aussi que la critique uniquement basée sur le critère de l’existence d’une toxicité n’a aucune valeur, la toxicité est indissociable de la quantité. Le laboratoire précise ainsi que les traitements utilisés en bio ont eux aussi les mêmes types de toxicité, par exemple le cuivre est classé H302 (nocif en cas d’ingestion), H319 (sévère irritation des yeux), H315 (irritation cutanée) et H410 (très toxiques pour organismes aquatiques). Malgré cela, le bio ne peut pas être considéré comme dangereux, tout comme les produits de synthèse lorsqu’ils sont bien utilisés.

On peut d’ailleurs poursuivre la comparaison avec le bio, car on sait que les produits bios peuvent aussi contenir des résidus de produits de synthèse même si ces derniers n’ont pas été utilisé en culture bio, il s’agit alors de contamination par voisinage avec des cultures non-bios. La limite de résidu de produits de synthèse tolérable en cas de certification bio est de 0.01 mg pour chacun des produits. Si on se réfère aux chiffres mentionnés plus hauts pour les vins HVE, on remarque donc que quasiment toutes les quantités dénoncées par les écologistes sont pourtant 10 fois inférieures à la limite tolérée pour un produit certifié bio ! 

P.S. Ce n’est pas la première fois qu’on parle de fausses nouvelles alarmantes sur le vin, en juillet 2018 on a connu une peur de vins soit disant radioactifs, en mars 2015 le faux scandale était relié à la présence de traces d’arsenic dans des vins californiens

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