vendredi 28 février 2014

Québec et vins de Cahors, une histoire d’amour ! Des vins pour les patients… VDV#63

Les québécois adorent les vins de Cahors : ils en ont bu plus de 1 400 000 bouteilles en 2012 ! Le Québec est donc, pour l’instant, le principal marché d’exportation de ce qu’on appelle le « vin noir ».

Ce volume permet à la SAQ d’offrir beaucoup de choix puisque 61 Cahors sont actuellement disponibles dans les magasins de notre monopole d’état. En comparaison, on en trouve 9 à la LCBO ontarienne et seulement 5 chez BCliquorstores en Colombie-Britannique. Le vaste choix offert par la SAQ est même supérieur à ce qu’on peut trouver dans la plupart des magasins français, qu’ils soient cavistes spécialisés ou grandes surfaces.

Les vins rouges de Cahors proviennent du sud-ouest de la France, plus précisément du département du Lot, situé un peu à l’est de Bordeaux. Ils sont produits avec un cépage particulier, le côt, appelé localement auxerrois mais plus connu sous son nom international, le malbec.  Vinifié avec une macération longue, les rouges de Cahors ont une couleur violacée particulièrement sombre, d’où le terme de vin noir. On y ajoute souvent un peu de merlot et de tannat (le cépage du Madiran). Ce sont des costauds, des vins puissants, chaleureux et charpentés mais qui ne manquent pas de fruit dans leur jeunesse.

La seconde partie du titre vous a peut-être intrigué, pourquoi les Cahors sont-ils pour les patients? Non, ils ne sont pas servis dans les hôpitaux, quoiqu’on prétende que le tsar Pierre Le Grand en ait utilisé pour se soigner. En fait, le cahors demande de la patience à plusieurs niveaux. Ses producteurs doivent attendre, car son élevage dure typiquement de un à trois ans. De plus, ce sont des vins de garde, les grands cahors sont à leur meilleur après plusieurs années. Enfin, les cahors ne manquent pas de tanins, il est donc préférable de les aérer avant le service. Le consommateur patient prendra le temps de passer son vin en carafe, celui qui comme moi est plutôt impatient utilisera un aérateur.

Pour finir, je vous en recommande trois.

Dans les vins rouges abordables, les Chatons du Cèdre est un de mes favoris. Un assemblage de malbec et merlot d’une constance exemplaire chaque année, c’est un beau rouge à apprécier en toute simplicité avec une viande grillée. Il est aussi recommandé par Jacques Benoit, Bill Zacharkiw et Philippe Lapeyrie.

En augmentant un peu le budget, on peut s’offrir Le Combal du vigneron Mathieu Cosse. C’est un assemblage de malbec, merlot et tannat, un vin très équilibré avec de la fraîcheur, du fruit et des tanins bien présents mais doux. Il est très bon avec un confit de canard. Aussi recommandé par Hélène Dion, Jean Aubry et Philippe Lapeyrie.

Légèrement plus cher, le grand frère de nos chatons est le Château du Cèdre, un grand cahors qui peut attendre en cave quelques années. Fait à 90% de malbec, élevé plus de 20 mois en fûts, c’est le parfait compagnon pour un cassoulet, un plat d’agneau ou du gibier. Jean Aubry y voit un cahors au faîte de ses possibilités. Pour Marc André Gagnon c’est un très beau vin de Cahors d’un équilibre parfait. Alain Lebel lui accorde 4 étoiles. Que dire de plus?

Alors soyez patient, prenez le temps de découvrir votre cahors favori, de l’aérer avant le service et bien sûr de le déguster en bonne compagnie. Ensuite, partagez votre expérience avec nous via les commentaires ci-dessous ou les médias sociaux !

Bonne dégustation !

Alain P.

P.S. Merci à Maïlys du blogue VeryWineTrip de m’avoir invité à participer aux vendredis du vin sur le thème « L’éloge de la patience ». Si vous aimez lire sur le vin, je vous recommande son blogue, il est bien écrit et on y fait plein de belles découvertes.

Les liens



Site du producteur :
Château du Cèdre

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