jeudi 30 mai 2024

Le plaisir du vin blanc ne s’use pas si l’on Sancerre

 


J’ai toujours bien aimé les vins blancs de Sancerre, qui représentent, à mon sens, de belles expressions du sauvignon blanc. Évidemment, comme dans toute appellation, il y a des producteurs qui réussissent mieux que d’autres, mais j’y trouve souvent des bouteilles intéressantes, même lorsqu’il s’agit de cuvées pour lesquelles je n’ai trouvé guère de références des critiques. C’est le cas des deux bouteilles dont je vais vous parler aujourd’hui.




Le premier est une bouteille que j’ai bue au restaurant, le Sancerre Sacro-Saint 2022, du Domaine Franck Millet. C’est une importation privée, vous ne le trouverez donc pas à la SAQ et il ne semble pas non plus être disponible en ce moment auprès de l’agence qui représente ce producteur (Dandurand). La fiche technique n’est pas disponible sur le site du producteur et je n’ai pas trouvé de critiques à son sujet en dehors du site Vivino, qui montre quelques notes de consommateurs. Bref, on sait très peu de choses à son sujet, mais j’ai bien aimé le contenu de la bouteille et mes invités aussi. Un sancerre fin et élégant, bien sec, au fruité délicat d’agrumes et avec une belle note minérale qui relève agréablement la finale. Il a très bien fait avec les crevettes grillées et le tartare de thon. Je retiens le nom de Franck Millet et je vais certainement essayer d’autres de ses vins.




Passons au second, qui est disponible et même assez facile à trouver à la SAQ, le Domaine Laporte Sancerre Les Grandmontains 2022 (Hipponote 3* $$$$ SAQ : 32,00 $ code 14970614). Je vous en avais déjà parlé l’an dernier, sur HippoVino Hebdo du 20 juillet 2023 : Le millésime 2023 dans l’hémisphère sud. Il était alors très jeune et, même si je l’avais apprécié, j’avais trouvé son caractère variétal un peu appuyé. Je me demandais alors comment il serait avec un peu plus de temps en bouteille. J’ai eu la réponse cette semaine en ouvrant un flacon que je gardais depuis quelques mois : encore meilleur. Le nez est encore discret mais a gagné quelques notes florales et il ne reste qu’une petite touche de celles de buis. En bouche, c’est toujours très bien équilibré avec de fines saveurs d’agrumes et de fruits blancs, mais la finale est plus longue et la note minérale plus nette. L’accord avec le poisson poêlé était très réussi.

Alors qu’en général je vous recommande des vins loués par plusieurs critiques, ceci démontre qu’on peut aussi boire de bons vins que ceux-ci ont ignoré. Il faut dire que l’offre vinicole est assez vaste pour qu’il soit impossible de goûter à tout.

À la bonne vôtre !

Alain P.

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